• FEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris

    FEST' festival au cinéma La Clef à Paris,

    le samedi 20 septembre 2014

    FEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris

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    Quatrième édition du FEST' (Fantastique, Etrange, Suspense, Thriller), festival international du court-métrage de genre qui s'est déroulé le samedi 20 septembre 2014 à Paris. La ville de Puteaux, dans les Hautes-Seines (92) a accueilli le festival lors des trois premières éditions. Cette année il a été déplacé à Paris, dans l'arrondissement où se trouve le plus de petits cinémas indépendants, à savoir le 5ème.

    FEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris Départ à 17 h de chez moi pour 30 minutes de vélo et j'arrive sans encombre devant le cinéma indépendant d'art et d'essai La Clef, lieu où se déroulera le festival organisé par Les films à venir, une association loi 1901 qui a pour vocation de promouvoir, d'élaborer et de produire des événements cinématographiques et théâtraux ainsi que toute activité à caractère artistique : cinématographique, audiovisuel, théâtral, culturel, de spectacle éducatif. 

    Dix courts métrages, de 8 mn à 20'02 mn sont en compétition, tous français sauf "Hotel" en provenance d'Espagne. Cinq prix seront remis à la fin du festival. Je n'aime pas particulièrement l'idée de mettre des films en compétition, avec des remises de prix et tout le tra-la-la. Chaque film à sa personnalité, ses qualités, ses défauts. Point. Mais c'est l'occasion de découvrir des courts métrages indépendants de qualité alors je n'allais pas m'en priver.

    Le festival a commencé vers 18h avec une présentation du déroulement de la soirée par Franck Villette (Les films à venir)  et la prise de parole du jury composé de Yann Dahn (réalisateur), Fabien Oliva (réalisateur) et Karim Berrouka (romancier). Pour information, Karim Berrouka a chanté dans le groupe punk-délire défunt Ludving Von 88. C'est vraiment rigolo de le voir présent... houla la la, j'ai mal ! Me voilà plongée 25 ans en arrière mais après quelques secondes de réflexion, je suis bien obligée d'admettre que nous sommes le vingt septembre deux milles quatorze.

    FEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris

    De gauche à droite : Franck Villette, Pierre Folliot (réalisateur de "Big brother"), Alexis Barbosa (réalisateur de "Mona"),  Mathilde Martinage ("Mona"), Alain Bouzigues et Catherine Sultan ("Big brother")

    FEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris

    De gauche à droite : Antoine Raimbault et Nina Mélo (réalisateur et comédienne dans "Vos violences"), Cédric Prévost et Grégory Givernaud (réalisateur et comédien dans "Skin), Lewis Eizykman et ? (réalisateur et ? dans "La momie")

    Vous trouverez ci-après une chronique de chaque court métrage, la plupart du temps assez sommaire, succincte, faute de temps et d'énergie. Il est important de soutenir le cinéma indépendant de genre, les courts, les moyens et les longs métrages : il regorge de bons films sincères.

     

    Big Brother de Pierre Folliot (2014)

    FEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris Un homme prêt à tout pour devenir célèbre installe des caméras de surveillance dans toute sa maison sans prévenir sa femme et poste les vidéos sur internet...

    A son travail, Jean-Marc est renvoyé par son patron. Avec la prime de licenciement qu'il obtient, il achète un lot de caméras de surveillance qu'il installe dans son appartement sans en parler à sa femme. Il veut se consacrer à sa passion, le cinéma et à la réalisation de films. Jean-Marc va se servir des enregistrements (notamment ses ébats amoureux) effectués par les caméras de surveillance pour faire sa première vidéo puis les suivantes qu'il diffusera sur internet.  Sa femme découvre la supercherie d'être filmée en permanence après la première vidéo diffusée. Le couple se déchire. Suite au succès sur internet des vidéos, Jean-Marc devient de plus en plus inquiétant, ne rêvant qu'à la gloire, se moquant de la manière dont il y parvient.

    Un sympathique court-métrage sans prétention mais efficace qui pointe du doigt la vidéo-surveillance, les émissions de télé-réalité, la célébritéFEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris à tout prix convoitée par tant de personnes. "Big brother" se veut avant tout être cynique, caricatural (Alain Bouzigues et Catherine Sultan sont parfaits), du second degré en veux-tu en voilà. Le seul court-métrage de la soirée durant lequel j'ai ri.

    Avec Alain Bouzigues, Catherine Sultan

    Durée : 20'02

    Genre : drame

    Bande-annonce :

     

    Abymée de Lionel Kaplan (2014)

    FEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris Lucie est actrice. Lucie est réalisatrice. Lucie est l'actrice et la réalisatrice de son film. Coincée entre la fiction et la réalité, elle s'est tendue un piège à elle-même. Le piège narcissique de l'autobiographie.

    Pour être étrange, le court-métrage de Lionel Kaplan est étrange ! Mais pas tant que ça lorsqu'on a compris que Lucie est coincée entre fiction réalité. Idée originale, réalisation intéressante. Ce que je retiens surtout c'est la superbe interprétation de Clémence Faure.

    Avec Clémence Faure, Guillaume Ducreux, Jean Fornerod, Emmanuelle Lamoure

    Durée : 10'20

    Genre : étrange

    Extrait :

     

    Le hérisson de verre de Jean-Sébastien Bernard (2013)

    FEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris Été 1955. Une jeune femme aussi belle que mystérieuse est allongée dans un champ de coquelicots au reflet rouge sang. Les rayons du soleil caressent son visage souriant. Un moment d'allégresse que rien ne semblerait perturber.

    Un moment d'allégresse que rien ne semble perturber mais pourtant, non loin de là, une voiture est renversée et à l'intérieur, le corps d'un homme mort. Un accident de voiture. La jeune femme a pété les plombs et réagit de façon étrange et par moment de lucidité, crie et pleure l'homme qu'elle a perdu. 

    Jean-Sébastien Bernard réalise un court-métrage de qualité avec une superbe photographie, des plans bien trouvés. Un sentiment de bien-être apparaît au départ avec le champ de coquelicots, le chant des oiseaux, la femme qui contemple les coquelicots. Mais tout est illusion car le désespoir envahit l'écran au bout de quelques minutes. "Le hérisson de verre" transmet beaucoup d'émotions, les cris de la femme sont prenant, voire étouffant. C'est beau et captivant.

    A noter que Jean-Sébastien Bernard va réaliser un nouveau court-FEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris métrage intitulé "Mathilde", avec Sébastien Gill et produit par Yoann Luis (Block 8 production). Le tournage débutera en décembre 2014. Une souscription est d'ores et déjà lancée pour aider à financer ce projet.

    Avec Fanny Capretta

    Durée : 10'17

    Genre : étrange, drame

    Bande-annonce :

     

    Pandémie de Mathieu Naert (2013)

    FEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris Un ouvrier se fait brutalement licencier. Un matin, il découvre avec horreur qu'une pancarte lui pousse dans le dos, sur laquelle est inscrit : "chômeur". Affronter le regard des autres sera difficile, d'autant que la pancarte se met à muter.

    Ce court-métrage nous plonge dans la vie d'un ouvrier sidérurgique qui bascule le jour où il est licencié. Un matin, en se regardant dans une glace, il remarque qu'une pancarte avec l'inscription "Chômeur" lui pousse dans le dos. Il n'arrive plus à faire face suite aux entretiens d'embauche qui n'aboutissent pas et à cause du regard des autres : sa pancarte le catalogue d'emblée. Un jour, il rencontre un homme qui a la même particularité que lui. Il n'est pas le seul. Et non, trois millions de chômeuses et chômeurs en France ! Sa vie se détériore, il devient SDF. Il doit réagir pour briser ses chaînes (pancarte).

    Mathieu Naert réalise un drame/fantastique sur fond social dans une société où le chômage est omniprésent. Les pancartes représentent le regard des autres : les chômeurs sont pointés du doigt, souvent parFEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris peur (la peur d'être à son tour au chômage) et aussi parce que la société aime "criminaliser" ce qui n'est pas "rentable" (marche ou crève) et "non-productif". On pourrait presque qualifier "Pandémie" de conte social ! Le court-métrage est sombre, inquiétant sauf la fin qui donne de l'espoir. Intéressant.

    Avec Christophe Kourotchkine, Delphine Montaigne, Guillaume Perrin

    Durée : 9'

    Genre : drame social, fantastique

    Bande-annonce :

     

    Mona d'Alexis Barbosa (2014)

    FEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris Gary, un ingénieur en robotique met au point un androïde domestique nommé Mona. Il ramène le robot humanoïde à son domicile pour réaliser des tests. Quel va être la réaction de sa femme ?

    "Mona" est un robot humanoïde qui a tous les traits physiques d'une humaine. Lorsqu'elle arrive chez le couple, la femme de Gary va rapidement être jalouse jusqu'au point où elle va essayer de se débarrasser du robot.

    J'ai eu comme le sentiment de m'ennuyer durant les 13 minutes du court-métrage. Il faut dire que l'interprétation du couple est relativement mauvais ce qui n'a pas arrangé à relever le niveau de "Mona". Je note de bonnes idées au départ mais la réalisation est trop moyenne pour que je puisse apprécier pleinement ce court-métrage. Dommage.

    FEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris

    Avec Philippe Rebot, Mathilde Martinage, Laure Duchet

    Durée : 13'

    Genre : fantastique, anticipation

    Bande-annonce :

     

    Vos violences d'Antoine Raimbault (2014)

    FEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris Un père et sa fille font les frais d'une brutale agression. Avocat de métier, le père se retrouve au coeur d'une procédure judiciaire en tant que victime. Un combat intérieur s'engage. Mais qui, du père ou de l'avocat finira par l'emporter ?

    Antoine Raimbault est un jeune réalisateur passionné de justice. Il a suivi le célèbre avocat Eric Dupont-Moretti lors d'un procès. Après ce procès, il a voulu réaliser un court-métrage avec l'avocat dans le rôle principal. Eric Dupont-Moretti apparaît pour la première fois dans un film et malgré les commentaires négatifs (à propos de la prestation de l'avocat) d'une personne dans la salle de cinéma lors des échanges avant la fin du festival, il s'en sort avec les honneurs. Il en est de même pour Nina Mélo qui joue le rôle d'une jeune femme délinquante. Elle précisait lors d'une intervention auprès du public qu'elle n'a pu regarder "Vous souffrance" qu'une seule fois" tellement elle se sentait éloignée du rôle qu'elle jouait et avait beaucoup de mal à se reconnaître. Comme quoi Nina Mélo a l'étoffe d'une  bonne comédienne ! 

    Dans ce court-métrage, on suit un père (Eric Dupont-Moretti) et sa fille en voiture. Alors que la fille est devant son i-pad sur le siège avant du passager, une personne en mobylette casse la vitre pour voler l'i-pad. La fille ne se laisse pas faire et la personne sort une petite bombe lacrymogène et la jette dans la voiture. Le père se remet rapidement des effets nocifs mais sa fille fait une forte crise d'asthme et elle est rapidement amenée à l'hôpital. Pendant que la fille est sous respirateur, veillée par sa mère, le père voit un officier de police dans l'enceinte même de l'hôpital. Ce dernier lui raconte qu'ils ont arrêté une suspecte, une habituée aux vols en scooter et déjà interpellée à 17 reprises. Il veut que le père l'identifie mais comment peut-il l'identifier alors qu'il ne l'a pas vue ? Il propose un marché au policier : le père, avocat, souhaite rendre visite à cette jeune suspecte, se faisant passer pour son avocat, il espère ainsi qu'elle se confie. La jeune nie en bloc, elle raconte un peu son passé, ses arrestations. Le père semble la croire et pense la défendre tellement les policiers souhaitent à tout prix l'incarcérer alors que les preuves sont quasiment inexistantes. Lui, l'avocat, restera-t-il professionnel jusqu'au bout ? Que va faire le père alors que sa fille est à l'hôpital et est gravement atteinte ?

    FEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris

    Le court-métrage est bien mené, bien pensé, avec de belles interprétations. Les doutes du père, la rage, l'insoumission de la suspecte sont des éléments forts. Deux petites critiques : au début, lors de l'agression, on voit mal le déroulement de l'action. C'est seulement après que l'on comprend. Je trouve la fin un peu bâclée, elle aurait mérité un plus long développement. Mais "Vos violences" est un sympathique et intéressant court-métrage qui mérite toute votre attention.

    Durée : 17'30 

    Genre : drame, policier

    Avec Éric Dupont-Moretti, Nina Mélo, Johan Libéreau, Gabrielle Lazure

    Bande-annonce :

     

    Skin de Cédric Prévost (2013)

    FEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris La rencontre, dans les couloirs désertés du métro parisien, à l’heure de la dernière rame, entre une jeune femme et un vagabond. Prenant tout d’abord l’allure d’un agresseur, ce dernier va peu à peu révéler ses véritables intentions, et son lien avec le drame qui a récemment marqué leurs vies à tous les deux.

    Un sentiment certainement déjà vécu par la plupart d'entre vous, et encore plus si vous être une femme, lorsque vous vous retrouvez seul-e le soir dans le métro et qu'un homme avec un comportement étrange vous regarde avec insistance. Une crainte. Et lorsque la situation continue, un sentiment de peur s'accentue. C'est ce que propose ce court-métrage réalisé par Cédric Prevost (comédien, réalisateur et auteur de romans). Dans "Skin", on joue sur la peur, la peur de cette femme qui craint pour sa vie. Elle ne comprend pas ce que lui veut cette homme qui semble perdu et en souffrance. A la fin, elle comprendra. Nous aussi.

    Le court-métrage est interprété par une excellente Fatou N'Diaye (UnFEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris pas en avant : les dessous de la corruption, Marianne, Souli) et un très bon Grégory Givernaud (Mutants, Quand maman sera partie, Mon amoureux) qui joue un rôle délicat. Tout le court-métrage se déroule dans le métro. On apprendra un peu plus tard, lorsque Cédric Prévost montera sur scène, qu'un wagon de métro se loue à la demie-journée. L'équipe technique a dû retravailler l'image pour enlever les usagers de la RATP qui ne devaient pas figurer dans le film.

    FEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris Mon court-métrage préféré de la soirée avec "Le hérisson de verre" et un degré légèrement moindre "Hotel" et "Vos violences".

    Avec Fatou N'Diaye, Grégory Givernaud

    Durée : 13'

    Genre : drame, suspense

    Bande-annonce :

     

    La momie de Lewis Eizykman (2014)

    FEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris Une personne momifiée se montre en spectacle tous les jours au même endroit. Qu'il neige ou vente, elle se tient là, immobile derrière ses bandelettes noircies par le temps. Un échantillon de l'humanité défile sous ses yeux, lui sourit, lui parle, lui fait des grimaces et lui donne de l'argent, mais sans jamais se demander qui se cache réellement derrière ce masque terrifiant.

    Un court-métrage original sur une personne momifiée qui est plantée là, toujours au même endroit au fil des saisons. Les pièces tombent mais jamais le masque de la momie ne tombe. De belles images en noir et blanc mettant en relief le blanc (la momie) et le noir (les passant-e-s, les corbeaux). Une voie off poétique nous accompagne durant la durée du court-métrage. Beaucoup d'idées, de fantaisie, de poésie. Un court-métrage de qualité mais bien trop court pour que je puisse l'apprécier à sa juste valeur.

    Avec Gérard Dessalles

    Durée : 8'

    Genre : étrange

    FEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris

     

    Hotel de Jose-Luis Aleman (2012)

    FEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris Un homme épuisé marche dans le désert. Le soleil semble faire fondre l'image. L'homme peut à peine marcher, affamé et assoiffé. Entre la chaleur et le soleil, au loin à l'horizon, il distingue un hôtel.

    L'intérieur de l'hôtel est particulier : fabriqué en carton et personne ne semble habité les lieux. Mais que fait un hôtel dans un désert ? L'homme trouve une clef qui lui permet d'ouvrir la porte d'une pièce dans laquelle se trouve une grande table sur laquelle repose un énorme festin. Son estomac est vide et la table est garnie de plats et de boissons. L'homme mange à confusion, boit de l'alcool jusqu'à s'enivrer. Pourquoi et pour qui ce repas était destiné ? Vous le saurez en regardant le court-métrage que l'on peut voir en ligne gratuitement.

    La musique joue un rôle primordiale, tout en finesse, en accélération, c'est un must. On pourrait presque imaginer que les images accompagnent la musique, comme dans un clip vidéo. L'homme seul, FEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris sans parole doit mettre en valeur le regard, les gestes : étonnement, satisfaction, bien-être, peur. Pedro Lozano joue superbement un rôle difficile. Un concept original qui fonctionne plutôt bien.

    "Hotel" est le seul court-métrage non français de la compétition. Il nous vient d'Espagne.

    Avec Pedro Lozano

    Durée : 11'20

    Genre : fantastique

    Court-métrage en intégralité :

     

    On/Off de Thierry Lorenzi (2014)

    FEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris Obsédée par un message vocal mystérieux, l'astronaute Méredith va devoir affronter sa condition paradoxale afin de rester connectée à son humanité.

    Le dernier court-métrage en compétition de la soirée. Peut-être est-ce dû à la fatigue mais j'ai eu beaucoup de mal à mettre mon esprit dans ce court-métrage. Pourtant le thème m'enthousiasmait d'autant plus que durant le festival, c'était le seul court-métrage de science-fiction. Mais là, j'ai eu un peu de mal à rentrer dedans. Au début, on se croirait dans un film comme "Gravity" mais pas du tout. Enfin, on est tout de même dans l'espace, c'est donc un point commun important mais ça s'arrête là. On a affaire à une relation entre humain et machine, entre néant et liberté. Les images du cosmos sont belles et on rêverait d'en voir davantage car tout l'intérêt de ce court réside là-dedans. Il y a une histoire bien sûr mais difficile à comprendre. J'aimerais revoir "On/Off" pour remarquer toutes les subtilités que je n'ai pas comprises. Je sais ce qu'il me reste à faire et peut-être verrai-je ce court-métrage différemment.

    FEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris

    Avec Carole Brana, Arben Bajraktaraj

    Durée : 13'24

    Genre : science-fiction

    Bande-annonce :

     

    7ème ciel de Guillaume Foirest (2013)

    FEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris « 7ème CIEL » suit le quotidien d’un jeune de quartier (Sofiane) qui ne parvient pas à assumer sa sexualité qualifiée de déviante par son entourage, sa famille, ses proches et la cité dans laquelle il vit. Sofiane est homosexuel et homophobe, un jour racaille, un soir pédé, un peu perdu. Il incarne par ses contradictions le désarroi d’une jeunesse désoeuvrée et sans repères, vivant renfermée sur elle-même.

    Ce moyen métrage de 39' ne figure pas dans la sélection officielle des courts métrages du FEST festival. Il est hors compétition. Pendant sa diffusion, le jury se regroupait pour attribuer les prix. Quelle bonne idée que Les films à venir l'ait projeté !

    "7ème ciel" a figuré dans plusieurs festivals de films LGBT (Lesbiennes, Gay, Bi et Trans) même si ce n'est pas un film militant. Il relate quelques jours de la vie de Sofiane, un jeune homme d'origine maghrébine qui vit dans une cité de la banlieue parisienne. Chômeur, il vit chez ses parents et sa soeur qui a un bon cursus scolaire. Il passe sont temps avec ses copains dans la rue ou a faire des trafics pour se faire de l'argent. Lui et sa bande sont plutôt agressifs, homophobes (agression d'un homme parce d'après eux, il serait efféminé), sexiste (ils insultent une femme on ne sait trop pourquoi hormis le fait qu'elle soitFEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris une femme et pas disponible pour eux). Sofiane accepte leurs jeux tandis que par moment il essaie de calmer le jeux. Il ne sait pas trop ce qu'il est. Il tchat sur internet avec des hommes pour les rencontrer contre de l'argent pour des rapports sexuels mais il ne s'accepte pas entant qu'homosexuel et préfère se dire qu'il fait juste ça pour de l'argent. Durant ces quelques jours, des événements vont faire qu'il va prendre conscience qu'il n'est pas comme ses copains de la bande, que sa vie affective n'est pas auprès d'une femme mais d'un homme. 

    Ce moyen métrage est assez dur dans la façon dont Sofiane et sa bande se comporte : aucune tendresse, beaucoup de dureté, tel est le prix à payer pour se comporter comme un vrai mec virile. Sofiane en souffre. Il est homophobe pour rejeter son homosexualité mais il prendra conscience de son incohérence.  Il prendra une décision difficile, celle de s'accepter tel qu'il est et non comme sa copine, ses copains, sa famille, son entourage, la société le voudrait. Il nous montre une grand force que malheureusement beaucoup d'homosexuels et de lesbiennes n'arrivent pas à atteindre. J'espère que "7ème ciel" donnera le courage aux LGBT qui se cherchent et qui n'arrivent pas à se trouver à se libérer des "qu'en dira-t-on" et des normes.

    FEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris

    Sofiane n'entretient pas de bonnes relations avec son père qui lui reproche de ne pas travailler. Sa mère essaie d'être la modératrice entre les deux afin d'atténuer les disputes. Sa soeur, bonne étudiante (on imagine que Sofiane a fait peu d'études), est bien vue dans la famille et semble relativement proche de Sofiane. Sa relation avec sa copine est assez conflictuelle, certainement parce que Sofiane ne s'y retrouve pas et qu'il est avec une femme pour se croire (vis à vis des autres et de lui-même) et s'obliger à être hétérosexuel.

    A travers la bande de Sofiane, on voit une certaine jeunesse mal dans sa peau qui se traduit par beaucoup de violence, de haine. Une jeunesse gangrenée par le chômage, la précarité et qui préfère faire quelque trafics plutôt que de travailler (s'ils trouvent un travail) pour une misère.

    Guillaume Foirest a fait ce film en pensant à deux amis à lui homosexuels qui ont du mal à s'affirmer. "7ème ciel" est très fort en intensité, en émotion. Un beau moyen court qui au-delà de faire réfléchir sur l'homosexualité, sur l'homophobie, est un appel à l'acceptation de soi-même. Merci Guillaume Foirest pour ce cinéma plein de vérité et d'émotion.

    Rédouane Behache (Sofiane) est un jeune comédien plein de talent et très fort dans ce rôle de dur à cuir mais qui joue avec les émotions, tantôt agressif, tantôt au bord du gouffre. 

    FEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris

    Avec Rédouane Behache, Ralph Amoussou, Djena Tsimba, Husky Kihal, Nabiha Akkari, Baya Belal, Michaël Erpelding, Erick Deshors, Claire Ganaye, Stéphane Coulon

    Durée : 39'

    Genre : drame

    Bande-annonce :

     Court-métrage en intégralité :

    Interview de Guillaume Foirest (réalisateur) et Rédouane Béhache :

     

    Après la projection de "7ème ciel, Franck Villette et le jury proposa la remise de prix, ce qui donna :

    - Grand prix du jury : "Hotel" de José-Luis Aleman 

    - Prix spécial du jury pour la technique : "Skin" de Cédric Prévost

    - Prix du scénario : "Vos violences" d’Antoine Raimbault

    - Prix coup de cœur du festival (Les Films Avenir) : "Mona" d’Alexis Barbosa

    - Prix du public : "Skin" de Cédric Prévost

    FEST' festival (courts métrages de genre) du 20 septembre 2014 à Paris

    Antoine Raimbault ("Vos violences") et Cédric Prévost ("Skin) avec leur prix

    Pour conclure, j'ai beaucoup apprécié mon premier festival de cinéma de genre de courts métrages : des découvertes, un lieu fort sympathique, la présence de quelques réalisateurs, comédiennes, comédiens des courts métrages en compétition, ce qui a permit un échange avec le public, pas très nombreux, environ une cinquantaine de personnes mais c'est déjà pas mal. Bravo à l'organisation qui était nickel et... à l'année prochaine !


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