• Toutes les couleurs du bis # 6 - septembre 2014 (fanzine)Après avoir lu des interviews de Stéphane Erbisti (Monsieur Toutes les couleurs du bis !) dans Les chroniques d'un vidéophage et Délivrance j'avais envie de découvrir ce fanzine qui a déjà 6 numéros à son actif. Chaque numéro est consacré à un réalisateur (Tobe Hooper, Lucio Fulci) ou à un acteur et actrice (Charles Bronson, Linda Blair - souvenez-vous de la petite fille dans "L'exorciste" ! - et Edwige Fenech). Petite exception avec le troisième numéro dont la thématique concernait la nazis-exploitation. Pour ce sixième opus, Stéphane, aidé par Gilles Vannier, a concocté un numéro sur Lucio Fulci, le maestro du cinéma de genre. Le réalisateur a surtout été reconnu avec des œuvres comme "Frayeurs" ou "La maison près du cimetière" mais ce ne sont pas moins d'une cinquantaine de films que Lucio Fulci a réalisé entre 1959 et 1991, allant de la comédie (à ses débuts) à l'horreur, en passant par le thriller, les zombies, le western, etc. Le fanzine format A5, avec dos carré, tout en couleur (on comprend donc le prix pas très cheap) commence par une longue rétrospective d'une vingtaine de pages et avec une multitude de photos. Puis c'est au tour de la critique de tous ses films, détaillée sans être trop longue, ni trop courte : une page pour chaque film avec deux photos (l'affiche et une extraite du film) et ce, de façon chronologique. Le numéro est ponctué par une liste d'ouvrages et de magazines consacrée à Lucio Fulci. Autant dire tout de suite que Stéphane a fourni un énorme travail pour sortir un tel numéro tant il est riche en appréciation et en information. Je suis toujours impressionnée par cette passion débordante qui pousse certaines personnes à sortir un numéro entier consacré à un individu : chapeau ! 

    Si vous êtes fan de Lucio Fulci ou que vous souhaitez mieux connaitre ses films, ce numéro vous intéressera très certainement.

    "Toutes les couleurs du bis" est édité par l'association Sin'Art, son rôle étant de s'occuper des corrections, de l'impression, du financement et de la diffusion du fanzine.

    Stéphane s'occupe également du blog Le petit cinéma de Stéphane et du site internet horreur.com. Un homme très occupé en quelque sorte. :-)

    86 pages A5, dos carré, couleur, 8 euros chez Sin'Art


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  • La fraîcheur des cafards # 2 - septembre 2014 (fanzine)Les fanzines francophones de cinéma de genre se portent très bien vu les sorties régulières et la qualité est souvent à l'ordre du jour. La fraîcheurs des cafards fait partie des petits nouveaux qui dès le départ frappe fort. Une soixantaine de pages forment ce fanzine originaire de Besançon, dans le Doubs. Il traite de cinéma, de musique et de BD. Dans le paquet reçu par la Poste, j'ai eu la joie de découvrir des bonus : le dernier numéro de Torture Oculaire, un feu fanzine BD dont Val (pour Valentin), l'un des deux rédacteurs des cafards (!), s'est occupé entre 2008 et 2011 et des badges. Waouh, ça commence fort !!! J'aime les cadeaux.

    Etant fan de la série X-files, je ne pouvais pas passer à côté de ce numéro. Lire tout un dossier, soit vingt deux pages sur cette mythique série qui me rappelle tant de bons souvenirs c'est waouh ! La série comprend neuf saisons, dans chacune une critique des cinq épisodes préférés de Val est proposée, soit au total... vous m'avez suivi ? Quarante cinq sur les deux cent deux épisodes réalisés (+ trois films sortis au cinéma). Certains épisodes sont loin d'êtres mes préférés mais peu importe, ce n'est pas moi qui ai écrit l'article.  Dana Scully, Fox Mulder, les lone gunmen, Skinner, l'homme à la cigarette, Samantha, Alex Krycek, Gorge profonde... ça vous dit quelque chose ? Bienvenue dans le monde merveilleux du complot, des extra-terrestres, des monstres, du paranormal, du fantastique. Le monde de X-files, des affaires non-classées ! Le dossier comprend également une petite présentation des principaux réalisateurs et scénaristes. Pour la petite histoire, une dixième saison verra le jour, peut-être en 2016. Elle sera composée de six épisodes, c'est peu mais tellement inattendu après tant d'années d'absence que la nouvelle est un pur bonheur. 

    Un long article de la cinquième édition du "Bloody week-end" 2014, un festival consacré au cinéma fantastique avec des courts-métrages en compétition et une grande convention. Il se déroule à Audincourt, toujours dans le Doubs. Nous avons droit à une vingtaine de chroniques de courts métrages (dont deux que j'avais vu au FEST' festival à Paris) et quelques longs. J'en ai noté quelques-uns que j'aimerais bien voir. C'est super intéressant de lire ce genre de compte-rendu lorsqu'on aime découvrir : ça change de lire la énième chronique de tel ou tel film. 

    Mais ce n'est pas tout,  nous pouvons également lire un petit dossier sur le réalisateur Quentin Dupieux avec une longue critique  de ses films. Val en est fan. Quant à moi, je découvre.  Egalement quelques chroniques de films détaillées, une BD vraiment dispensable (ouai, je sais, je n'ai pas d'humour) et des chroniques rapides de disques qui tournent autour du punk, pop punk, rock, hard-core.

    Les deux rédacteurs ont fourni un gros travail pour sortir La fraîcheur des cafards tant il y a à lire. La mise en page est sympa. On sent que les deux  fanzineux aiment écrire, en joue et en rejoue avec pas mal d'humour mais cet humour m'agace par moment même si ça passe quand-même. :-)

    Une bonne découverte pour moi. Le numéro trois est sorti, chouette ! 

    Contact : lafraicheurdescafards [chez] gmail [point] com. Facebook.

    64 pages A4, noir et blanc, 5 euros.

    La fraîcheur des cafards # 2 - septembre 2014 (fanzine)


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  • Les chroniques d'un vidéophage # 2 - février 2015 (fanzine)Le premier numéro des chroniques d'un vidéophage est sorti en juin 2012 et Guillaume, l'auteur de ce fanzine, souhaitait sortir le prochain numéro six mois plus tard... heu, finalement il a vu le jour trois années et des brouettes plus tard mais qu'importe, Les chroniques d'un vidéophage is still alive et c'est ça le principal ! J'avais découvert avec pas mal de retard le premier numéro dans la distro de Kawaïï Records de l'ami David Carville de Délivrance zine. Et pour une découverte, c'en était une sacrée bonne car le premier numéro regorge déjà de bonnes choses pour passer de bons moments en sa compagnie.

    Guillaume aime raconter qu'il rencontre des difficultés pour rédiger rapidement et bien et c'est ce qui expliquerait, entre autres, le retard entre les deux numéros. J'aime beaucoup son style teinté d'humour et toujours bien écrit, pour quelqu'un qui rédige mal, c'est plutôt réussi ! La mise en page est simple et agréable, bien aérée et l'impression presque parfaite.

    Dans les soixante seize pages A4, Guillaume dissèque des DVD de sa collection (rarement des films récents, c'est le moins que l'on puisse dire !), n'oubliant pas non plus de parler des bonus, ni de la qualité du son ou des formats proposés.  Comme souligné dans le sous-titre "Un fanzine dédié au cinéma de genre", les chroniques d'un vidéophage consacrent ses pages au cinéma de genre avec de longues chroniques de films ("Black dragons", "Cronos", "La comtesse perverse", "Venus in fur", "Vampires", "Cartouche", "La lame infernale", "La guerre des gangs", etc.), un dossier sur le festival Hallucinations Collectives 2013 qui comprend une critique de chaque court et long métrage, des interviews de deux des protagonistes du festival. Ce dernier se déroule sur une journée (soirée qui se prolonge jusqu'à tard dans la nuit) dans un cinéma lyonnais. Mais ce n'est pas tout, au programme également un dossier sur les éditions TRASH qui reprennent en quelque sorte le flambeau de la feu collection GORE des Editions Fleuve Noire. Douze livres de la collection complète (d'autres vont arriver incessamment sous peu) sont présentés. Chaque livre tourne autour de cent cinquante pages, axé sur l'hémoglobine et la perversion, à éviter de lire après un repas chargé. Comme Monsieur Guillaume aime bien être complet, il propose en plus des chroniques, deux interviews d'auteurs et créateurs des éditions Trash, à savoir Robert Darvel et Julien Heylbroeck (content d'apprendre qu'il est plutôt de la gauche radicale et défend la cause animale, comme quoi ce ne sont pas tous des vicieux assoiffés de sang, ahah !). Comme la collection Gore, Trash ne m'inspire pas mais peut-être vais-je essayer de lire au moins un livre avant de dire "je n'aime pas". Guillaume aime beaucoup sa grand-mère alors il lui dédicace un article sur ce qu'est un bon film, pas inintéressant du tout. Merci mamie. Deux pages bourrées à bloc de définitions destinées aux néophytes (ou pas d'ailleurs) sur le cinéma et le cinéma de genre (quelques exemples : "Série B", "Préquel", "Mondo movie", "Franchise", "Gore", "Cinéma bis", "Twist", "Poliziottesco"). Et pour finir, la cerise sur le gâteau : une interview un peu courte mais intéressante de Stéphane Erbisti qui s'occupe du  fanzine Toutes les couleurs du bis, d'un blog cinéma (le petit cinéma de Stéphane) et d'horreur.com.

    Je crois que j'ai fait à peu près le tour du sommaire et comme vous l'aurez remarqué par vous-même, il est important et varié. Vous savez maintenant ce qu'il vous reste à faire ? Commandez-le, non de Zeus !

    Vu le succès qu'a engendré le premier numéro (si, si), celui-ci est maintenant épuisé mais vous pouvez le lire sur la toile en le téléchargeant gratuitement. Merci qui ? Merci, Guillaume ! Le second est toujours disponible auprès de Guillaume.

    76 pages A4, noir et blanc, 6 euros (+ frais de port) 


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  • L'autrement # 3 - septembre 2014 (fanzine)L'autrement est édité par Sin'Art, une association qui existe depuis 1998. Elle a pour vocation de faire la promotion du cinéma de genre en produisant et en distribuant des fanzines et DVD. Elle a un énorme catalogue de vente par correspondante de références en tout genre. Phénomène assez rare, l'association édite des fanzines de qualité, laissant libre choix aux rédacteurs quant au contenu, le rôle de Sin'Art étant de s'occuper des corrections, de l'impression, de la distribution et du financement. Quelques noms : Toutes les couleurs du bis, Darkness, Ciné Bazar, Grausam Rouge, Cinétrange, Sueurs Froides, etc.

    L'autrement est un fanzine et surtout un outil pour mettre en valeur les activités de Sin'Art. Dans ce numéro nous trouvons des interviews de deux bénévoles, de Christophe Triollet de Darkness fanzine, d'André Quintaine de Sueurs froides (fanzine créé par l'équipe Sin'Art), de Paul Geens, fondateur de l'association BELFILM qui produit et distribue des films, un récapitulatif des événements de Sin'Art en 2013, les partenaires de l'association, etc. 

    Ce fanzine 12 pages A4 a été imprimé à 200 exemplaires et envoyé gratuitement avec chaque commande. Il est téléchargeable gratuitement sur le site de Sin'Art.

    12 pages A4, gratuit.


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  • Délivrance # 4 / Everyday is like sunday # 6 - avril 2014 (split fanzine cinéma)C'est en lisant Délivrance que j'ai eu l'envie à mon tour de faire un fanzine traitant de cinéma. Il est le premier fanzine de cinéma que j'ai lu avec son premier  numéro sorti en 2011. J'aime beaucoup le style, rédigé simplement, allant à l'essentiel mais suffisamment long pour donner envie de découvrir, ou pas, tel ou tel film. Ici, on ne s'attarde pas sur les réalisateurs et les acteurs, le principal est réservé au film en lui-même. Le style n'est ni typiquement littéraire, ni critique de cinéma et c'est tant mieux !

    Avec une année de retard je me décide enfin de parler de ce split fanzine qui a été rapidement épuisé. Il faut dire que le tirage de moins de 200 exemplaires a permis d'écouler le stock en seulement 2 ou 3 mois.

    Nous avons affaire à un split-fanzine entre Délivrance et Everyday is like sunday. Un split-zine, qu'est ce que c'est ? Deux fanzines pour le prix d'un ! Deux éditeurs de fanzines qui décident de sortir ensemble leur zine sur le même support. La chose est assez répandue dans le milieu punk DIY et rarement, voire pas du tout dans le fanzinat cinéma. David (Délivrance) et Sam (Everyday is like sunday) sont tous les deux issus du milieu punk et ont également comme point commun, hormis d'être des grands fans de films de genre, d'être des multi-activistes.

    Quatrième numéro pour Délivrance et pour celui-ci, c'est passage au format A4. Trente six pages de chroniques et d'interviews réservées au cinéma de genre : horreur, fantastique, science-fiction, thriller, action, épouvante, etc. Trois longues et intéressantes interviews de Stéphane du fanzine "Toutes les couleurs du bis", (chaque numéro est intégralement consacré à un réalisateur ou un acteur/actrice) qui compte six numéros à son actif, de Mathieu Berthon, un jeune réalisateur de courts et moyens métrages de genre qui a notamment réalisé "Le réserviste" et Melvin, un activiste punk (souvenez-vous des Pékatralatak, par exemple !) et dessinateur qui nous parle de sa passion pour Mad Max et son projet de livre sur la triologie. Une quarantaine de chroniques de films dont deuxDélivrance # 4 / Everyday is like sunday # 6 - avril 2014 (split fanzine cinéma) pages sur les attaques de requins, trois pages de chroniques de fanzines (quand on fait un zine, on en lit aussi !), deux pages consacrées à la collection Gore avec huit chroniques de livres. La collection Gore de Fleuve Noire a édité entre 1985 et 1990 de nombreux livres... gore, of course. Cette collection est drôlement à la mode en ce moment surtout depuis la sortie du livre "Gore, dissection d'une collection" de David Didelot qui est également le papa du zine de cinéma de genre Vidéotopsie. Que le monde est petit ! Pour ma part, je n'ai jamais lu de livre, ni vu de film gore, ça ne me parle pas alors... La mise en page est simple mais suffisamment travaillée pour être agréable à regarder. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire la première partie du split-zine. Qu'en est-il de la seconde ?

    J'avais déjà entendu parler de "Everyday is like a sunday" mais je n'avais jamais eu l'occasion de lire. Chose faite maintenant ! D'habitude le zine est plus varié, parlant tout aussi bien de cinéma, de musique, que de livres, de comics et de que sais-je encore. Pour coller au thème du split, c'est à dire cinéma de genre, Sam a restreint les thèmes : chroniques de films et quelques livres et comics. S'ajoutent une interview d'Uncunt Movies, une société d'édition de VHS/DVD de films extrêmes et de Fred Arsac qui s'occupait de Vidéophage, une boutique de location de cassettes VHS à la fin des années 90. Tout comme David, Sam est passionné et fait partager avec passion (ah bon ?) ses écrits. Le style est différent, plus rentre-dedans, plus "je raconte ma vie". La mise en page est plus old-school mais soignée.

    Ce split fanzine fait tout de même soixante douze pages A4, avec une couverture couleur et tout, tout plein de choses intéressantes à lire. Le numéro étant épuisé et le retirage n'étant pas à l'ordre du jour, j'espère que vous arrivez à le choper quelque part ou sinon, vous pouvez toujours télécharger gratuitement la partie de Délivrance par ici (les trois précédents numéros sont également disponibles en libre téléchargement) et vous procurez le septième numéro d'Everyday is like sunday sorti depuis le début de l'année avec pas moins de 102 pages, couverture couleur. Délivrance va sortir un nouveau numéro tout beau, tout chaud dans l'année et je l'attends avec beaucoup d'impatience.

    72 pages A4, noir et blanc, couverture couleur, 6 euros + frais de port


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